samedi 30 janvier 2010

Réflexions...

Le lendemain nous sommes effectivement allés à Nice et effectivement il faisait beau. Certes cet imbécile de copilote n'a pas pris de photo, trop occupé à peaufiner son approche à vue, mais il n'en a pas moins ressorti une "vieille" photo prise au décollage de Nice après un tour au dessus de la baie. Moi j'aime bien...



Ce jour là le vent ne nous laissait pas avancer vers Athènes. Mais la ténacité suisse vous connaissez? On y est A-RRI-VÉS! Pour ceux qui ne savent pas lire un display Embraer, le vent c'est la petite flèche verte avec marqué "143" à côté. Là nous avions donc un vent presque de face pour 143 noeuds (soit 265 km/h).

Edit: Les ptits malins auront remarqué que nous avons là un cap vers l'ouest, que nous sommes donc de RETOUR d'Athènes. Mais vous chipotez là franchement, vous n'êtes pas raisonnables...



A propos d'Athènes, voilà ce qui arrive quand on se pose en avance et qu'il fait soleil et 17°c en plein mois de janvier. C'est la nonchalance...



Il y a ça de bien avec l'hiver, c'est qu'on a des couchers de soleil MA-GNI-FIQUES. Alors entre deux turbulences, on se prend à vouloir capturer ce genre de choses...



D'ailleurs si je me souviens bien, ce p'tit gars nous a fait l'intérieur alors qu'on revenait d'Athènes, justement. Facile, il volait plus bas le bougre! (Pour ceux qui se demandent c'est un Embraer Legacy)



Pour terminer, puisque les USA mettent de côté la (re-)conquête de la Lune (bouh le faux prétexte) nous on s'amuse à la photographier du plus près possible. Bon là c'était à 23000 pieds donc on aurait pu faire plus près. Enfin on fait avec ce qu'on peut hein...


vendredi 22 janvier 2010

Plus d'attente à Genève

L'A380 est reparti, on peut donc recommencer à jouer tranquilles. Du coup ce matin je me suis dit (enfin on me l'a surtout demandé avec insistance) que j'allais repartir à Rome. Mais comme il n'y avait pas de brouillard alors que c'était prévu comme ça, on s'est dit qu'on allait laisser jouer les mécanos pendant 1h30 avec notre avion histoire de justifier le petit dej' tranquille dans la cabine avec les hôtesses.

Bon allez c'est pas tout ça, mais l'avion est réparé, les passagers embarqués, la brume dissipée (enfin transformée en plafond bas), maintenant il faut décoller. Décollage auquel je m'applique d'autant qu'on emmène un mécano avec nous dans le poste. 600 pieds floutch dans la couche. Booooooon... Et hop 1500 pieds plus haut on trouve le soleil et les Alpes blanches qui justifient à eux seuls le réveil à 4:45 ce matin.

Virage à droite, puis à gauche pour longer le Mont Blanc, encore lui...



Manifestement, d'autres ont eu moins de courage et ont préféré faire demi tour...



En arrivant sur l'Italie, la plaine est couverte d'une épaisse couche de brouillard, on ne verra rien jusqu'à Florence. Seule Gênes émerge doucement.



Arrivés à Rome, l'escale fonctionne évidemment au rythme habituel. Malgré cela on arrive à se dépêtrer et à tenir notre créneau. Décollage en 25 face à la mer, et direction Florence. Notre demande de raccourci est acceptée par le contrôleur romain qui nous autorise à faire route sur AOSTA, tout au nord de l'Italie. Logiquement, nous retrouvons le même paysage qu'à l'aller, en photo inversée cette fois...



De l'autre côté des Alpes, le bassin lémanique nous apparaît sous les nuages. Le Salève émerge à peine...



C'est toujours la 05 en service, la Montagne de Vuache joue avec le vent et les nuages pour donner l'impression que la couche se déverse dans la plaine.



Nous arrivons finalement en finale à Genève après avoir traversé une fine couche qui filtre le soleil. Dommage...



Allez demain Nice, il paraît qu'il va faire beau!

jeudi 21 janvier 2010

Attente à Genève

Aujourd'hui c'est la fête à Genève! Le géant A380 vient poser ses roues pour la première fois à Cointrin pour tester les installations, on se croirait à un meeting aérien avec des dizaines de spotters, des parkings réservés, des accès VIP tout ça...

Nous en attendant on bosse, et on emmène nos passagers à Rome. Ce que ne savent pas nos passagers du retour, c'est qu'Airbus fait bien les choses. Pour tester leur avion, ils ont commandé un brouillard à trancher au couteau pour leur arrivée. Eux ça les amuse peut-être mais nous ça nous fait prendre un créneau d'une heure au départ de Rome. Enfin il fait beau et le soleil tape directement sur ma fenêtre, que je m'empresse d'ouvrir pour me sentir déjà au printemps. Bref, on finit par s'extirper du bourbier fumicinien.

En arrivant au point AOSTA qui marque la frontière entre les FIR milanaise et suisse, Swiss radar nous envoie attendre sur le point GOLEB, juste à l'est du Mont Blanc, et nous donne une HAP (Heure d'Approche Prévue) vingt minutes plus tard. Avec le CdB JP on se regarde et on se dit qu'on aurait mieux fait de ne pas se presser... Mais quoi qu'il en soit il fait beau et le Mont Blanc nous tend les bras. Du coup on se risque à demander une attente sur MOBLO, le point RNAV qui se situe juste à côté du sommet. Quitte à attendre autant profiter. Notre demande est acceptée et nous enroulons le Mont Blanc deux fois avant d'entamer notre approche.





On descend l'ILS 23 et en arrivant à 1000 ft sol on entre dans la couche, laissant le soleil derrière nous. Nous ne ressortirons sous les nuages que vers 300 ft sol dans la grisaille, sous les yeux de l'A380 qui trône sur le parking le long de la piste.

Dommage on n'aura pas vu de chamois...